Es la hora de escaparse.

Voir la vie d'un autre oeil. Celui qui pleure mais qui sèche. Parce qu'il n'y a pas de larme sans vie.
La souffrance.
Celle qui te rappelle que ton coeur est bien en marche. Celle qui te console finalement, de te sentir vivante. Celle qui, au final, sur laquelle tu as tellement de mal à poser des mots. On voudrait les plus intenses, puisqu'au fond, quand on souffre, les limites n'existent plus. Plus rien n'existe d'ailleurs,
sauf elle.
On a trop tendance à se focaliser sur notre mal, égocentrisme. Mais oui, on le sait, chaque peine est différente, & toi tu ne comprends pas parce que tu n'as jamais vécu ce que je vis etc etc blablabla. On fait tous ça, même moi. Puis y'a aussi des moments de lucidité. Tu sais, ces moments où tu poses tout, là, en face de toi, et où tu te dis "mais merde." C'est là, là, et seulement là que tu te rends compte que tu es pitoyable. & c'est là, là, et seulement là que tu avances. Chaque histoire nous appartient, chaque émotion est la notre, chaque vision n'est unique que derrière notre oeil, et chaque pensée est la seule que jamais autrui ne pourra nous voler. Mais ce qu'on oublie aussi, c'est que chaque mal, même additionné en maux, n'est et ne sera que comme tout ce qui nous caractérise, aussi uniques soient-il, bien trop éphémère pour s'attarder trop longtemps dessus.
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# Posté le mercredi 13 mai 2009 18:58

Modifié le mercredi 10 juin 2009 11:50

A nos actes manqués.

A nos actes manqués.

# Posté le mercredi 13 mai 2009 17:32

Ce qui fait partie de la vie, c'est la mort.

EDITH PIAF - L'hymne à l'amour
JUSTIN NOZUKA - If i gave you my life
La valse d'amélie (version piano).


Ces trois chansons car c'est l'intemporalité complète, histoire qu'on perde, pour un moment, le fil de nos vies, puisque je ne serai plus. Qu'on pleure une bonne fois pour toutes, parce que pleurer tous les jours ne me fera jamais revenir. J'voudrais qu'il n'y ait que les personnes qui comptent et qui ont comptées pour moi, pas ceux qui font semblant de venir parce qu'"il le faut". Ceux-là sont des cons. Je voudrais quelque chose de simple, parce que je ne mérite pas qu'on perde son temps et son argent à ce genre de choses. Juste des fleurs, et des marguerites, parce que je trouve ça beau. Qu'on soit habillés de blanc, parce que le noir c'est le deuil. Faire le deuil de quelqu'un, c'est triste. C'est l'oublier. J'aimerais être toujours dans un coin de pensée, au moins espérer ça. Qu'on se déplace une dernière fois pour moi, et louper pour une fois une finale de sport, ou une réunion au bureau. Témoigner d'un peu d'amour, aussi faible soit-il, histoire de me faire comprendre qu'on n'a pas fait semblant de faire partie de ma vie. Se rappeler de moments rigolos, anodins, ou intenses, & les faire partager. Que les mots s'échangent, parce que ça au moins, ça me caractérise. Pas besoin de grands discours, juste des mots simples, parce que ce sont les plus intenses.
Oui aussi, qu'on donne mes organes, parce que c'est pour moi une façon de continuer à vivre à travers quelqu'un qui peut encore le faire. Parce que c'est important de ne pas penser qu'à soi, même quand ton coeur ne bat plus. Mais que la découpe soit jolie, qu'on puisse quand même me reconnaître le jour de mon départ final, histoire qu'on ait quand même une belle dernière image de moi. Non, en fait qu'on se rappelle juste ce jour-là, que même si je n'ai pas toujours fait de bonnes choses dans ma vie, j'aurais toujours essayé de faire les choses au mieux au moment où je les ai faites. Ainsi va la vie.


On se retrouvera.

# Posté le dimanche 03 mai 2009 18:23

Modifié le mercredi 13 mai 2009 17:35

L'autre bout du monde.

L'autre bout du monde.
Il y avait l'été par la fenêtre,
Il y avait mon corps sous tes mains,
Il y avait dehors la guerre peut-être,
On s'en foutait bien.
Ta peau, ma peau,
Les volets fermés,
Le temps qui passe arrêté,
Mes lèves, tes lèvres et nos baisers,
Voilà ce qu'il avait.
Il y avait parfois venant de nulle part,
Un air de musique égaré,
Il y avait des gens vivant par milliards,
A ce qui paraît.
Tes yeux,
Mes yeux grands fermés,
Le temps qui passe arrêté.
Mes lèvres, tes levres et nos baisers,
Voilà ce qu'il y avait.
Il y avait cette legereté que la vie nous prend peu à peu,
C'était il y a quelques années,
Que reste-t'il de nous deux?
Ta peau, ma peau,
Les volets fermés,
Le temps qui passe arrêté.
Tes levres, mes levres,
Et tout nos baisers,
Voilà ce qu'il y avait.

# Posté le dimanche 26 avril 2009 21:55

Le prince charmant.

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# Posté le dimanche 26 avril 2009 21:23